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L'environnement revisité à la lumière de la responsabilité citoyenne mondiale

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L'environnement revisité à la lumière de la responsabilité citoyenne mondiale 

La sociologie se donne la mission de montrer que l’homme contemporain est en train de naître, répondant à un nouveau type de civilisation. Car dans un univers en expansion où l’espace est mesuré par les vitesses supersoniques, par celles des fusées cosmiques, voire celle de la lumière porteuse des images renvoyées de la lune à la terre, le temps lui-même se contracte dans la mesure où les mémoires électroniques enregistrent le passé, où la prospective anticipe et planifie le futur. 

Nous constamment que « instant et lieu » pèsent de plus en plus lourds sur le destin de l’homme;  et pèsent encore plus lourd sur le destin de l’écosystème dont dépend la biodiversité mondiale.

LES BLESSURES DE L’ÉCOLOGIE

La terre - notre maison commune - n’appartient pas à l’homme. C’est l’homme qui appartient à la terre. Nous le savons : toutes choses sont liées. L’homme est lié à la terre autant la terre est liée à l’homme. Cependant l’homme n’a pas tissé la toile de la vie, il n’est qu’un fil du tissu. Tout ce qu’il fait à la toile, il le fait à lui-même. Si nous continuons à souiller notre lit, un jour viendra où nous étoufferons dans nos propres déchets. Pour éviter cette catastrophe, protégeons la terre.

Car en ville   comme   en   campagne,   l’environnement   ou   l’écologie   fait   référence   à   un   immense   écosystème     qui comprendrait 5 grandes sphères s’entre-influençant et s’inter-fécondant. 

1. L’atmosphère, cette couche protectrice entourant la planète et sans laquelle toute vie sur terre serait impossible. Cette enveloppe gazeuse et fluide contient l’air que nous respirons et les divers éléments   qui maintiennent l’équilibre climatique.

2. L’hydrosphère  qui constitue l’ensemble des nappes phréatiques représentant à peu près 70 % de la surface du globe. Près de 97% de cette masse d’eau est salée. Les deux tiers et plus de l’eau douce sont glacés. De ce fait, il ne reste que moins de 1% de l’hydrosphère globale qui soit potable. 

3. La lithosphère représente la terre ferme qui comprend les sols arabes, les déserts, ainsi que les montagnes et les paysages rocheux. Il faut y ajouter le sous-sol recelant une grande variété de biens tréfonciers, comme les métaux, le pétrole, le gaz naturel, etc. 

4. La biosphère  qui comprend l’ensemble des organismes animaux, végétaux et bactériens naissant, se développant   et   mourant   au   sein   des   trois   premières   sphères.  La  nature   a   créé   une   diversité   fabuleuse avoisinant   1,5   millions   d’espèces   animales,   quelque   300,000   espèces   végétales   et   50,000   espèces   des vertébrés. 

5. La noosphère  qui se dit à travers la nappe pensante de la terre. Il s’agit du patrimoine intellectuel de l’humanité   fait   de   science   et   de   conscience,   de   savoir-faire   artisanal   et   industriel,   de   perceptions   et d’imaginations, de sensations et de réflexions, d’analyses et de synthèses, d’observations et d’informations. Le cyberespace doit être compté parmi les biens communaux à protéger et à développer, au même titre que l’atmosphère, le sol, la forêt et les océans.

LA TERRE SOUFFRE DE TRAUMATISMES GRAVES DONT 7 DEVIENNENT DE PLUS EN PLUS AIGUËS

Ces traumatismes menacent le devenir humain et, par conséquent, la vie sur terre.

1. Le réchauffement de la planète. Les formes contemporaines de développement économique parviennent à ébranler la stabilité du climat du globe. Le réchauffement de la planète serait dû à des émissions de gaz à effet de serre (GES), comme le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N20) et surtout le dioxyde de carbone (CO2 8 cf. Jacques B. Gélinas, p. 204-206.
19ou gaz carbonique représentant à lui seul 50 % des GES. Le problème du réchauffement est foncièrement transfrontalier et global.

2. La perforation de la couche d’ozone. À force d’émanations chimiques, les hommes parviennent à crever la couche d’ozone. Cette dernière est une enveloppe protectrice se situant en hauteur autour du globe, sans laquelle aucune vie terrestre ne serait possible. Ce serait   vers   1980   que   l’on   a   découvert  un trou dans l’ozonosphère   au-dessus   de   l’Antarctique,   puis   au-dessus   de   l’Arctique.   Il   semblerait   que   certains   gaz industriels aient bouffé les molécules d’ozone. Par conséquent, les trous dans la couche d’ozone continuent de s’agrandir, provenant des effets destructeurs sur la flore et la faune, particulièrement sur la faune humaine. Les cancers de la peau et les maladies des yeux dus aux rayonnements ultraviolets d’année en année de façon inquiétante.

3. Les pollutions de toutes sortes. Les produits chimiques provenant de la chaîne industrielle aboutissent dans les végétaux, les animaux, dans les assiettes des humains et dans les humains eux-mêmes. La santé des gens est mise  à   dure   épreuve en  plus   du   dysfonctionnement des écosystèmes.   Ces   produits chimiques déversés dans l’atmosphère et la stratosphère seraient responsables des pluies acides, de la dégradation des forêts et de la contamination des réserves d’eau douce.

4. La contamination et la surexploitation des océans. La mer est surexploitée, pourtant considérée depuis longtemps comme un vivier inépuisable. On connait les effets meurtriers des déversements pétroliers dans les océans, surtout dans les territoires océaniques des pays « pauvres ». Même les déchets nucléaires sont, parfois,   enfouis   dans   la   mer,   malgré   l’interdiction   imposée   par   certains   traités.   Les   stocks   de   poissons diminuent considérablement et pour cause provoque la raréfaction des certaines espèces. 

5. La raréfaction de l’eau douce. Dans certains pays et plus particulièrement en Haïti, la pénurie de l’eau est liée fortement à la pauvreté généralisée. Il y a un manque d’infrastructures pour l’adduction et l’assainissement des eaux. Selon le programme des Nations pour l’environnement (PNUE), près de 80% à 90% des maladies et plus de 33% des décès dans le Tiers-Monde ont  rapport avec une eau contaminée. Selon l’ancien directeur de l’Institut international de la gestion de l’eau, David Seckler, la raréfaction de l’eau est aujourd’hui une très grande menace qui pèse sur la santé humaine, l’environnement et l’alimentation.

6. La déforestation et la dégradation des sols. Le déboisement fait précipiter l’érosion et le ruissellement des eaux et, par le fait même, réduit leur infiltration dans la nappe phréatique. La déforestation serait l’une des causes responsables de la disparition de nombreuses espèces du milieu de vie naturelle. L’on constate sur presque tous les continents une dégradation des sols et donc une diminution du rendement potentiel de ces sols. De ce fait, dans certains pays les produits agricoles destinés à l’exportation sont soumis et maintenus à grand renfort d’intrants agrochimiques. L’érosion et la machinerie lourde s’attaquent à la couche d’humus, ce qui enclenche un processus de désertification  néfaste pour l’avenir humain. Ce phénomène de désertification galopante provoque la conversion des sols arabes en un éventail de paysages arides, non-fertiles où la pratique de l’agriculture devient de plus en plus difficile.

7. La mainmise des compagnies transnationales  sur le patrimoine génétique. La globalisation du marché par la pratique néolibérale impose la mainmise des firmes transnationales sur le patrimoine génétique de la planète. Ce serait, en fait, un détournement de biens collectifs au profit de quelques hommes d’affaires, déjà multimilliardaires. Car une poignée de firmes géantes, spécialisés dans l’agrochimie, le génie génétique et l’industrie pharmaceutique impose ses lois. En tête de ces firmes géantes, nous trouvons Monsanto (États- Unis),   Novartis   (Suisse)   et   Du   Pont   (États-Unis).   Le   pouvoir   politique   de   ces   méga-entreprises   étant proportionnel à leur pouvoir économique, court-circuiterait toutes formes de démocratie, imposerait le régime de leur choix, financerait des mouvements de grève et de manifestation contre les gouvernements locaux à volonté. Les nouvelles biotechnologies permettent la production d’organismes génétiquement modifiés (OGM) et d’aliments transgéniques. Mises au point à coups de milliards de dollars us, ces techniques consisteraient à transplanter des gènes d’une espèce à une autre dans le but d’y faire apparaître de nouvelles caractéristiques, comme la résistance aux insectes ou à la putréfaction. Pourtant plusieurs études indépendantes montre
que les aliments transgéniques comporteraient des risques énormes pour la santé humaine et animale aussi bien pour la biodiversité.



L'environnement revisité à la lumière de la responsabilité citoyenne mondiale
P. J. Charles, OMI
Ouanaminthe
Nord-Est, Haïti
Octobre 2023.
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SOURCES D’INSPIRATION

- Jacques B. Gélinas, dans son livre La globalisation du monde (2000), 202-203./.

- Le paléontologue et philosophe cosmique, le père Jésuite Teilhard de Chardin à travers son maître livre Le phénomène Humain (Paris : Éditions du Seuil, 1955).

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