Face à une altercation publique ayant conduit à une arrestation, le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance du Cap-Haïtien, Me Eno Zéphirin, apparaît comme un acteur clé du respect de l’ordre public et de l’autorité judiciaire, tandis que l’inculpé reconnaît ses torts et plaide pour la clémence
Monsieur Lundi Emmanuel, actuellement incarcéré à la prison civile du Cap-Haïtien, a officiellement présenté ses excuses au commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de la juridiction, Me Eno Zéphirin. Dans une lettre datée du 12 janvier 2026, il reconnaît que son arrestation, intervenue le 9 janvier dernier, est la conséquence directe de son propre comportement lors d’une altercation avec les autorités judiciaires.
Selon les faits rapportés, l’incident s’est produit alors que les autorités, sous la direction du parquet, menaient une opération visant à libérer les trottoirs du boulevard du Cap-Haïtien, une initiative s’inscrivant dans le cadre du maintien de l’ordre public et du respect de l’espace urbain. Une intervention qui, selon plusieurs observateurs, s’est déroulée dans le strict cadre des prérogatives légales du parquet.
Dans sa correspondance, Monsieur Emmanuel admet avoir manqué de respect aux autorités judiciaires, affirmant avoir agi sous l’emprise de l’émotion. Il exprime ses regrets et reconnaît la gravité de ses propos et de ses actes, qu’il qualifie lui-même d’outrage à l’autorité légalement établie.
Le commissaire du gouvernement, Me Eno Zéphirin, est décrit par des sources proches du dossier comme ayant fait preuve de calme, de retenue et de professionnalisme tout au long de l’incident. Fidèle à son rôle de garant de l’ordre public, il aurait privilégié l’application de la loi plutôt que l’escalade verbale, illustrant ainsi une conception rigoureuse mais mesurée de la fonction judiciaire.
Connu pour sa fermeté dans la lutte contre les désordres urbains et les atteintes à l’autorité de l’État, Me Zéphirin s’inscrit dans une dynamique de restauration de l’autorité judiciaire au Cap-Haïtien, une ville confrontée à de multiples défis en matière de gouvernance locale et de respect des règles communes.
Plusieurs acteurs de la société civile estiment que l’attitude du commissaire du gouvernement, dans cette affaire, reflète une volonté de rappeler que nul n’est au-dessus de la loi, tout en laissant la porte ouverte au dialogue et à la reconnaissance des erreurs, comme en témoigne la démarche de repentance entreprise par Monsieur Emmanuel.
Dans sa lettre, ce dernier s’engage désormais à respecter la loi et les institutions judiciaires, sollicitant la compréhension et la clémence des autorités. Un geste perçu comme un pas vers l’apaisement, dans un contexte où la justice cherche à concilier fermeté institutionnelle et pédagogie citoyenne.
Cette affaire met ainsi en lumière le rôle délicat du parquet, appelé à faire respecter la loi tout en préservant la dignité humaine. Elle rappelle également l’importance du respect mutuel entre citoyens et institutions, condition essentielle au bon fonctionnement de l’État de droit.
Entre reconnaissance des fautes individuelles et exercice responsable de l’autorité judiciaire, l’épisode opposant Monsieur Lundi Emmanuel au commissaire Me Eno Zéphirin illustre une vérité fondamentale : la justice ne se renforce ni par la confrontation aveugle ni par l’impunité, mais par la responsabilité, le respect et la capacité de chacun à répondre de ses actes.
ExplosionInfo Médias Actualités


