RHAJAC : le départ d’Alix Didier Fils-Aimé réclamé avant toute nouvelle initiative électorale frauduleuse dans le pays. - ExplosionInfo

ExplosionInfo

Le Réseau de l'Information dans le département du Nord-Est d'Haiti.

Post Top Ad

RHAJAC : le départ d’Alix Didier Fils-Aimé réclamé avant toute nouvelle initiative électorale frauduleuse dans le pays.

Share This

Politique 
Écrit par: Villardouin CERSINE Journaliste d'investigation 
E-mail: cersine09@gmail.com 




Le Réseau haïtien des journalistes anticorruption estime que l’insécurité, le contrôle de plusieurs territoires par les gangs, l’absence des principaux partis politiques et le faible nombre d’électeurs inscrits rendent impossible l’organisation d’élections crédibles dans les conditions actuelles. L’organisation dénonce également les dépenses publiques engagées en vue d’un processus électoral qu’elle juge voué à l’échec et réclame l’ouverture d’un dialogue national pour mettre en place un exécutif bicéphale chargé de rétablir la sécurité et de préparer de véritables élections.

Le Réseau haïtien des journalistes anticorruption (RHAJAC) estime que le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé ne réunit pas les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles en Haïti. Dans une note de presse publiée le 18 août 2026, l’organisation affirme que, malgré la tenue des examens du baccalauréat dans plusieurs communes contrôlées par des groupes armés, notamment à Carrefour, avec l’accord présumé de chefs de gangs, la situation sécuritaire demeure incompatible avec un processus électoral fiable. Selon le RHAJAC, l’absence des forces de l’ordre dans plusieurs zones et le maintien du contrôle territorial des groupes armés empêchent toute perspective d’élections crédibles.

L’organisation dénonce par ailleurs les décaissements publics destinés au financement des élections, qu’elle considère comme une utilisation injustifiée des ressources de l’État. Le RHAJAC estime que ces dépenses pourraient profiter à des entreprises qu’il qualifie de « firmes bidon » proches du pouvoir, alors que la population haïtienne fait face à d’importantes difficultés économiques. Il souligne également que plusieurs communes et départements restent sous le contrôle de groupes criminels et estime que l’absence des partis politiques traditionnels, conjuguée au faible nombre d’électeurs inscrits, constitue un obstacle supplémentaire à la légitimité d’un scrutin.

Le RHAJAC met également en cause la capacité du Premier ministre à conduire le processus électoral. L’organisation lui reproche notamment d’avoir confié, selon elle, plusieurs missions régaliennes de l’État à des ressortissants étrangers dans le cadre de contrats qu’elle qualifie de frauduleux. Elle affirme également qu’aucun chef de gang n’aurait été neutralisé depuis l’arrivée d’Alix Didier Fils-Aimé à la tête du gouvernement, le 11 novembre 2024. Pour le réseau, ces éléments démontrent que l’exécutif n’est pas en mesure de créer les conditions nécessaires à la tenue d’élections libres et crédibles.

Face à cette situation, le RHAJAC réitère sa demande de départ immédiat d’Alix Didier Fils-Aimé et appelle à l’ouverture d’un dialogue national. L’organisation propose la mise en place d’un exécutif bicéphale chargé, selon elle, de rétablir l’ordre public, de créer les conditions sécuritaires nécessaires à un scrutin crédible et de mettre fin à la succession des périodes de transition politique. La note est signée par Djovany Michel, secrétaire général du RHAJAC.

ExplosionInfo Médias Actualités 

TRADUIRE

Post Bottom Ad

Pages