Éditorial Écrit par : Villardouin CERSINE Journaliste d'investigation
E-mail : cersine09@gmail.com
Alors que la nation haïtienne est au bord du gouffre, minée par la violence des gangs, la famine et une crise politique sans précédent, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) est-il une réelle solution ou simplement la dernière incarnation d'un système corrompu et oppressif ? Les critiques fusent, accusant le CPT de perpétuer les politiques néolibérales désastreuses de ses prédécesseurs, le PHTK, qui ont conduit à la faillite économique et à l'aggravation de la misère pour la majorité de la population. Entre complicité avec les gangs, soumission aux puissances impérialistes et absence de vision pour l'avenir, le CPT est-il en train de trahir les espoirs d'un peuple aspirant à la justice et à la dignité ?
Ouanaminthe Nord-Est, Haïti, Ce lundi 21 juillet 2025----Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), perçu par certains comme une cinquième version du parti haïtien Tèt Kale (PHTK), est vivement critiqué pour son incapacité à améliorer les conditions de vie de la population haïtienne. Comme ses prédécesseurs, les gouvernements de Michel Martelly, Jovenel Moïse, d'Ariel Henry et Gary Conille, le CPT sont accusés d'aggraver la misère et le désespoir d'une population déjà exsangue.
La situation en Haïti continue de se détériorer, marquée par une misère croissante et une insécurité omniprésente. Le Conseil Présidentiel de Transition, censé apporter une solution aux crises politiques et sociales qui frappent le pays, se retrouve sous le feu des critiques. Beaucoup s'interrogent sur la légitimité de cette institution et sur son efficacité à répondre aux attentes des Haïtiens.
Les récentes décisions prises par le Conseil ont suscité des inquiétudes quant à la possibilité qu'il ne soit qu'une nouvelle incarnation du Parti Haïtien Tèt Kale (PHTK), dont le bilan est controversé. Les citoyens haïtiens, fatigués des promesses non tenues et des mesures inefficaces, expriment leur désillusion face à un gouvernement qui semble déconnecté des réalités du terrain.
L'insécurité, exacerbée par des gangs armés qui contrôlent de vastes zones du pays, complique davantage la vie quotidienne des Haïtiens. Les kidnappings, les violences et les affrontements entre groupes armés sont devenus monnaie courante, plongeant la population dans un état de peur constant. Dans ce contexte, les appels à une véritable réforme politique et à une gestion sécuritaire efficace se font de plus en plus pressants.
Il est essentiel que le Conseil Présidentiel de Transition prenne conscience des défis colossaux auxquels il fait face et qu'il adopte une approche inclusive et transparente. Les Haïtiens méritent un leadership qui répond à leurs besoins urgents et qui travaille réellement à la stabilisation du pays. L’avenir d'Haïti dépendra de la capacité de ses dirigeants à écouter et à agir en faveur de l’intérêt collectif, plutôt que de reproduire les erreurs du passé.
Plus de la moitié de la population haïtienne est menacée de famine, et plus d'un million de personnes vivent dans des camps de réfugiés après avoir été chassées de leurs foyers par la violence des gangs. Ces gangs, souvent décrits comme des créations du PHTK, terrorisent et appauvrissent la population, détruisant des vies et des communautés .
Le PHTK, arrivé au pouvoir en 2011 avec le soutien des États-Unis,la France du Canada et de l'OEA, est accusé d'avoir institutionnalisé la corruption et le crime financier, notamment à travers le scandale Petrocaribe. Les politiques néolibérales mises en œuvre par les gouvernements successifs ont conduit à la privatisation des entreprises publiques, à la réduction des services sociaux et à la création de zones franches exploitant une main-d'œuvre bon marché.
Jovenel Moïse et Ariel Henry ont poursuivi cette politique désastreuse, favorisant une économie criminelle au détriment des intérêts de la population. Pour étouffer toute contestation populaire, le pouvoir a donné carte blanche aux gangs pour semer la terreur et la mort.
Malgré la présence en son sein de personnalités issues de l'opposition, le CPT est accusé de perpétuer les mêmes politiques que ses prédécesseurs. Les critiques estiment que le CPT continue de tolérer le renforcement des gangs, malgré les discours officiels de lutte contre la criminalité.
La nouveauté, selon les détracteurs du CPT, réside dans l'alliance entre les néo-duvaliéristes du PHTK et les partisans de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide, les Lavalas, pour mener une politique antipopulaire et anti-nationale. Cette alliance est dénoncée comme une trahison des intérêts du peuple haïtien.
Face à la faillite du CPT et à l'ingérence des puissances étrangères, des voix s'élèvent pour dénoncer la coalition des politiciens corrompus et appeler à une mobilisation populaire. L'objectif est de renverser l'État bourgeois et gangster et de construire un État démocratique et populaire, fondé sur la participation des travailleurs.
La population a le droit de dénoncer la situation et appelle à une rupture radicale avec le système actuel."
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