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Face à l'urgence humanitaire et à la recrudescence des violences de genre dans le Nord-Est, la Plateforme Genre du Nord-Est déploie un programme d'aide financière et de formation psychologique. Soutenue par l’ONU Femmes, cette initiative vise à autonomiser économiquement cinquante femmes rescapées de l'insécurité interne et des expulsions massives depuis la République dominicaine, jetant ainsi les bases d'une résilience communautaire durable.
Ouanaminthe Nord-Est —Ce lundi 25 mai 2026, une vague d'émotion et de soulagement a traversé les locaux de la Plateforme Genre du Nord-Est (PGNE). L'organisation a célébré la remise officielle de certificats à 50 femmes ayant suivi une formation intensive sur les Violences Basées sur le Genre (VBG), un jalon crucial de l'initiative baptisée « Réinventer l’espoir et la dignité ».
En parallèle à ce volet éducatif, une aide financière directe a été matérialisée par la distribution de 25 chèques d’un montant de 50 000 gourdes chacun. Ce financement d'urgence, rendu possible grâce au soutien technique et financier du fonds WHF et d’ONU Femmes, est directement mis en œuvre sur le terrain par les équipes de la PGNE.
La cérémonie a rassemblé de nombreuses personnalités locales et des partenaires internationaux, venus saluer un projet essentiel au vu du contexte sécuritaire. L'objectif premier reste l’accompagnement global des femmes déplacées par les violences des gangs, mais aussi de celles ayant subi le traumatisme des déportations récentes depuis la République Dominicaine.
Du côté des bénéficiaires, l'impact de ce geste s'est immédiatement fait ressentir à travers des témoignages empreints de gratitude. Plusieurs d'entre elles, enveloppe en main, ont chaleureusement remercié la PGNE pour son engagement indéfectible envers la protection et la revalorisation des femmes et des filles de la région.
Conscientes que le chemin vers la reconstruction est encore long, ces femmes ont profité de la tribune pour lancer un vibrant appel à la communauté internationale. Elles exhortent les bailleurs de fonds à pérenniser leur appui à la PGNE, afin d’étendre ces actions vitales et de garantir des conditions de vie dignes à l'ensemble des vulnérables du département.
Déterminées à transformer cette aide en levier de développement, les récipiendaires ont annoncé que ces fonds seront intégralement injectés dans des activités commerciales génératrices de revenus. À terme, elles espèrent générer des bénéfices pour stabiliser leur propre foyer, mais aussi pour créer une chaîne de solidarité capable de soutenir d'autres femmes en situation de précarité.
« Ce projet est une réponse directe à la détresse de nos sœurs. En les formant sur les violences de genre, nous leur redonnons les outils psychologiques pour se reconstruire, tandis que le volet financier pose les bases de leur autonomie », a déclaré Mme Mombertha Cherenfant, vice-coordonnatrice de la PGNE.
Abondant dans le même sens, l’Agronome Nahum Charles, responsable du projet pour la PGNE, a souligné l'importance de la viabilité économique de cette démarche en précisant : « Notre rôle ne s'arrête pas à la distribution d'une aide ponctuelle ; nous structurons un accompagnement technique pour que chaque gourde investie devienne le moteur d'une relance agricole ou commerciale locale. »
Mme Mombertha Cherenfant a également tenu à rassurer celles qui attendent encore leur dotation, en confirmant que l’organisation prévoit de rencontrer très prochainement les 25 autres bénéficiaires du programme pour procéder à la distribution de la deuxième série de chèques.
Pour sa part, l’Agronome Nahum Charles a insisté sur la rigueur du suivi sur le terrain, expliquant que ses équipes veilleront à la bonne exécution des micro-projets pour s'assurer que ces femmes déplacées et déportées maximisent l'impact de leur capital.
Enfin, la vice-coordonnatrice et le responsable du projet ont réaffirmé d'une même voix leur engagement à faire de « Réinventer l’espoir et la dignité » un modèle de résilience, capitalisant sur la synergie entre la sensibilisation sociale de Mme Cherenfant et l'expertise en gestion de projet de l'Agronome Charles.
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