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Nord'Est /Justice : Pétiton pour acquisition de certificat médical gratuit des violences physiques faites aux femmes et aux filles

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La plateforme Genre du Nord-est (PGNE) constate la nécessité d’œuvrer à mettre fin à toutes les formes de violence faites aux femmes et aux filles.

C’est dans cette optique que la PGNE, dans le cadre du projet : « Renforcement des Organisations de la Société Civile dans le Nord-Est dans la Prévention et la Lutte contre les Violences Sexuelles et Basées sur le Genre (VSBG), financé par l’Union Européenne et Plan International Espagne et mis en œuvre par Plan International Haïti et AFASDA dans les communes de Ferrier, de Capotille et de Ouanaminthe qui a pris fin en avril 2022 » a élaboré un plan de plaidoyer dont les actions sont convergées, de manière générale, vers une prise en charge pluridisciplinaire et intégrée particulière des victimes de VSBG et particulièrement sur l’aspect sanitaire et juridique.

A travers le Protocole d’entente CECI/VLF Haïti avec la PGNE dans le cadre du renforcement de capacités en communication et plaidoyer de la PGNE, établi à l'issue de l’autodiagnostic participatif dans lesquels sont stipulés des objectifs en lien avec les résultats attendus du projet Voix et Leadership des Femmes a décidé d’aider la PGNE à faire la continuité du plaidoyer dans les thématiques choisies. Le projet « Rendre aux Fanm » qui exécuté dans le Nord-Est Haïti travaille de concert avec la PGNE sur cette thématiques et elle a fait tous les processus pour aboutir a un protocole d’accord avec les autorités locales dans les jours a venir. La CISS a déjà réalisée deux ateliers avec les autorités locales et les OSCs sur la stratégie de plaidoyer les thématiques sante et justice.


La situation des femmes et des filles dans le Département du Nord’Est est catastrophique lorsque nous constatons le nombre de cas reçus par la PGNE. Souvent les femmes sont trouvées dans la difficulté d’acquérir un certificat médical gratuit pour les violences physiques et elles sont souvent discriminées quand elles vont porter plaintes aux instances de la Police et de la justice.


De 2019 – 2021, la PGNE a accompagné 755 cas de violences des femmes victimes principalement dans les communes de Ouanaminthe, Capotille et Ferrier, Mont- Organise, Carice, Sainte Suzanne. Parmi ces cas, 172 violences physiques, soit 29,8%, 6 cas violences psychologiques cas (0,86%), violences économiques 124 cas (21,49%), Irresponsabilité paternelle 140 (24,26%), Viol sur adulte 4 cas (0,69%), viol sur mineure 7 (1,2%), abandon 10 (1,73%), migrants/es vulnérables 75 (12,99%), hébergement temporaire 35 (6,06%) , récupération des biens 2 (0,34%), détournement des mineures et traite 2 (0,34%).

De Janvier 2022 à Février 2023, 42 cas ont été reçu et qui sont reparti ainsi : violence physique : 109 cas soit 25,64%, violence psychologique : 67 cas (15,76 %), irresponsabilité paternelle : 64 cas (15,05 %), violence économique : 43 cas (10,11 %), viol sur mineurs : 10 cas (2,35 %) détournement des mineurs et traite :3 cas (0,7%), viol sur adultes : 2 cas (0,61%), Migrants vulnérables : 125 cas ( 29.41%), pour le harcèlement 2 cas (0,61%) ont été enregistrés.
En effet, nous constatons de 2019 à février 2023, 1181 cas ont été enregistres et accompagnes par la PGNE, et encore il y a plusieurs organisations œuvrant sur la protection des droits des femmes et des filles qui ont fait a peu près les mêmes constats et c’est au jour le jour, combien les victimes de VBG sont sujet à toutes sortes de discriminations dans la société, surtout quand elles viennent à la recherche de la justice et à des soins médicaux. Elles sont confrontées a toute sorte de stéréotypes et de préjugé.


Ces préjugés ne font qu’augmenter la souffrance des survivantes, ce qui encore augmente une possibilité d’être victimes plusieurs fois. A cet effet, l’ensemble d’organisations membres de la PGNE se joignent pour demander aux autorités concernées de se mettre au service de ces victimes. La PGNE plaide en faveur des comportements non sexistes à l’égard des survivantes.
Après avoir fait l’ensemble de ces constats qui entravent la vie des survivantes nous demandons:
Les certificats médicaux pour les violences physiques doivent-être délivrés gratuitement dans tous les centres hospitaliers.

Il faut que le certificat médical soit délivré le même jour a la victime
Former le personnel médical sur la VBG afin de mieux accompagner les victimes
Remplir correctement le dossier médical de la victime pour éviter des contradictions lors du remplissage du certificat médical par un autre médecin

Cesser la discrimination et les préjugés à l’égard des femmes et filles victimes de VBG dans les commissariats et les tribunaux.
2.1. Un changement de comportement à l’égard des survivantes de VBG afin de mieux les accompagner dans leur procédure judiciaire.

2.2. Les magistrats doivent faire preuve d’impartialité dans les décisions judiciaires à l’égard des survivantes de VBG.
2.3. Les agresseurs doivent être punir jusqu’à la dernière rigueur selon les vœux de la loi.
Fournir toutes les assistances légales aux victimes de VBG

2.5 Les magistrats et autres personnels judiciaires doivent participer dans les séances de formations sur les Violences Basées sur le Genre (VBG} afin de mieux outiller pour accompagner les victimes dans les procédures judiciaires.

Pour y arriver, nous demandons la collaboration de toutes les institutions qui interviennent auprès des femmes et des filles victimes de VBG car la violence à l’égard des femmes est un phénomène social qui devrait intéresser plus d’un.
N.B. Toutes les femmes et filles Victimes des VSBG ont le droit d’accès à la justice et aux soins de santé.

Nous voulons que les MJSP et MSPP prennent des mesures pour leur prise en charge spéciale et particulière afin de minimiser les risques des grossesses non désirées ; la stigmatisation et rejet communautaire ; des traumatismes graves et la contamination par les infections sexuellement transmises. Prendre une décision pour la prise en charge spéciale et particulière des survivantes contribuera à la promotion et à la protection des Droits des femmes et permettra à Haïti de bénéficier de plus d’appuis financiers et techniques de la part des partenaires sensibles au genre pour le bien être des femmes et des filles.


Ouanaminthe, Haïti, Le 24 Février 2023

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