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Haïti/Justice : indignation après le meurtre de l’étudiante Neissa Tima, la PGNE réclame justice

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Écrit par : Villardouin CERSINE Journaliste d'investigation 
E-mail : cersine09@gmail.com 


Retrouvée morte dans des circonstances particulièrement violentes, Neissa Tima, 19 ans, étudiante à l’Université Kiskeya, aurait été victime de viol, de sévices et d’étranglement. La Plateforme Genre du Nord-Est dénonce un féminicide de plus dans un contexte d’insécurité généralisée et d’impunité persistante, et interpelle les autorités haïtiennes sur les failles du système judiciaire dans la prise en charge des violences faites aux femmes.


Ce samedi 31 janvier 2026----La Plateforme Genre du Nord-Est (PGNE) a exprimé, dans une note rendue publique, sa profonde indignation après la mort tragique de Neissa Tima, une jeune étudiante haïtienne de 19 ans, retrouvée sans vie dans des circonstances qualifiées de « révoltantes et inacceptables ».

Étudiante à l’Université Kiskeya et fille unique de sa mère, Neissa Tima aurait, selon les informations disponibles, été victime de viol avant d’être étranglée et violemment battue. Des marques visibles sur son corps témoigneraient d’une brutalité extrême. Pour la PGNE, il s’agit d’un féminicide de trop dans un pays déjà marqué par l’insécurité, la corruption et une impunité largement dénoncée par les organisations de défense des droits humains.

Dans son communiqué, la plateforme condamne avec fermeté ce crime qu’elle inscrit dans une longue série de violences faites aux femmes et aux filles en Haïti, souvent banalisées et rarement sanctionnées. L’organisation pointe la responsabilité de l’État haïtien et du système judiciaire, accusés de manquements en matière de prévention, de protection des victimes et de poursuites effectives contre les auteurs de ces crimes.

La PGNE estime que ce drame met une nouvelle fois en lumière les failles structurelles dans le traitement des violences basées sur le genre, ainsi que l’exclusion persistante des femmes au sein de l’appareil judiciaire. Elle cite notamment la récente nomination de quatre commissaires au Tribunal de première instance de Ouanaminthe, sans aucune femme parmi eux, comme un exemple révélateur d’un système déséquilibré et peu sensible aux réalités vécues par les femmes victimes de violences.

« Dans de telles conditions, comment garantir une justice équitable aux victimes de violences sexuelles et de féminicides ? », s’interroge l’organisation.

Face à ce qu’elle qualifie de crime ignoble, la Plateforme Genre du Nord-Est réclame une enquête sérieuse, impartiale et diligente, l’identification des auteurs et de leurs complices, ainsi que leur traduction en justice. Elle appelle également les autorités à rompre avec l’impunité et à mettre en place des mesures concrètes pour assurer la protection des femmes et des filles.

La PGNE a par ailleurs exprimé sa solidarité avec la mère de Neissa Tima, partageant sa douleur et lui adressant ses condoléances.

« La mort de Neissa Tima ne doit pas rester impunie. Rendre justice à Neissa, c’est honorer sa mémoire, protéger d’autres vies et affirmer que la vie des femmes et des filles compte », conclut la note, signée par Me Jesula Blanc, avocate et coordonnatrice de la Plateforme Genre du Nord-Est.

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