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Ouanaminthe, Nord-Est : des travailleuses victimes de viols et d’attaques armées sur la route de la CODEVI.

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   Crédit foto Jn Simon manex

Écrit par : Villardouin CERSINE Journaliste d'investigation 
E-mail : cersine09@gmail.com 


Dans le nord-est d’Haïti, la Plateforme Genre du Nord’Est (PGNE) tire la sonnette d’alarme face à une série de viols, d’agressions sexuelles et de vols à main armée visant des femmes qui se rendent à l’aube à la CODEVI. Dans un climat d’insécurité persistante et d’impunité, les victimes hésitent à porter plainte par crainte de stigmatisation et de représailles. L’organisation appelle les autorités policières, judiciaires et locales à des mesures urgentes pour garantir la sécurité et la dignité des travailleuses.


Ouanaminthe, Nord-Est, ce Jeudi 12 février 2026-----Dans le nord-est d’Haïti, la situation sécuritaire des femmes qui se rendent à la CODEVI suscite une vive inquiétude. La Plateforme Genre du Nord’Est (PGNE) dénonce une série de viols, d’agressions sexuelles et de vols à main armée commis à l’encontre de travailleuses qui quittent leur domicile dès l’aube pour rejoindre leur lieu de travail.

Selon l’organisation, ces violences surviennent dans un contexte d’insécurité persistante. Chaque matin, des femmes sont exposées à des risques graves pour leur vie, leur intégrité physique et leur dignité, simplement parce qu’elles cherchent à subvenir aux besoins de leurs familles.

Plusieurs victimes ont sollicité l’accompagnement de la PGNE. La structure assure une prise en charge médicale, juridique et psychologique, dans le respect des droits des survivantes. Un soutien jugé essentiel face à des traumatismes souvent lourds et durables.

Mais toutes ne portent pas plainte. La stigmatisation sociale, la peur des répercussions au sein du foyer, notamment vis-à-vis du conjoint, ainsi que le manque de confiance dans le système judiciaire freinent de nombreuses victimes. Pour certaines, seul un suivi médical confidentiel constitue une priorité immédiate.

La PGNE rappelle que le silence ne signifie pas absence de crime. Il traduit, selon elle, un climat de peur et de vulnérabilité qui appelle une réponse urgente et coordonnée des autorités compétentes.

L’organisation pointe notamment l’insuffisance des dispositifs sécuritaires dans les zones à haut risque, le manque d’éclairage public sur les axes empruntés à l’aube et l’absence de mesures préventives adaptées aux réalités des travailleuses. Elle dénonce également un climat d’impunité favorisant la répétition de ces crimes.

Face à cette situation, la plateforme appelle la Police Nationale d’Haïti à renforcer les patrouilles matinales et à installer des points fixes de sécurité. Elle demande aux autorités judiciaires d’ouvrir des enquêtes sérieuses et d’assurer la protection des victimes. Enfin, elle exhorte les autorités locales à mettre en place un éclairage adéquat et des dispositifs de transport sécurisé. Pour la PGNE, la sécurité des femmes doit être une priorité nationale et une obligation légale de l’État.

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