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En moins de 24 heures, deux crimes violents ont secoué la commune d’Ouanaminthe, dans le Nord-Est d’Haïti : un agriculteur de 43 ans assassiné à coups de machette sous les yeux de ses enfants, et un homme poignardé à mort par sa conjointe après une dispute domestique. Ces drames ravivent les inquiétudes d’une population confrontée à une insécurité croissante, jusque-là moins visible dans cette région frontalière.
Deux meurtres en l’espace de quelques heures ont profondément choqué les habitants d’Ouanaminthe, dans le département du Nord-Est.
Le premier drame s’est produit dans l’après-midi du samedi 28 mars 2026, dans la section communale d’Acul-des-Pins, localité de Nago. Fils-Aimé ODILÈNE, alias DILINA, 43 ans, a été tué à coups de machette alors qu’il quittait son jardin en compagnie de ses deux enfants. Selon des sources locales, l’assaillant présumé s’était dissimulé derrière un manguier, attendant le moment opportun pour passer à l’acte.
Contacté par le média ExplosionInfo, le CASEC Jeansima Gustave a indiqué que le suspect avait été identifié et qu’une opération était en cours pour procéder à son arrestation et le traduire en justice.
Quelques heures plus tard, dans la nuit du vendredi au samedi, un second homicide a été enregistré dans la localité de Ti Laurier. Wiliame Jean a succombé à des blessures par arme blanche. Sa compagne, Youdeline Saintil, 26 ans, originaire des Gonaïves, a reconnu les faits. Selon les premiers éléments, une dispute liée à un téléphone laissé dans une maison d’affaires serait à l’origine de l’altercation. La jeune femme est actuellement en garde à vue.
Le juge de paix Renaud Pierre s’est rendu sur place pour effectuer les constatations légales.
Ces deux affaires, survenues coup sur coup, alimentent un climat d’inquiétude grandissant au sein de la population. Plusieurs habitants redoutent une détérioration rapide de la sécurité dans la zone, dans un contexte national déjà marqué par une forte montée de la violence.
À Ouanaminthe, longtemps perçue comme un espace relativement épargné, ces violences successives sonnent comme un signal d’alarme. L’absence de réponses sécuritaires visibles et durables laisse craindre une banalisation du crime, tandis que l’ombre de l’insécurité chronique de Port-au-Prince semble désormais s’étendre, inexorablement, vers les régions périphériques.
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