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Soutenue par les États-Unis et mandatée par l’ONU, la nouvelle force internationale anti-gangs se déploie progressivement à Port-au-Prince avec l’arrivée de troupes tchadiennes et du représentant spécial Jack Christofides, dans une opération d’envergure visant à rétablir l’ordre, sécuriser les axes stratégiques et protéger une population haïtienne plongée dans une crise sécuritaire aiguë.
Les États-Unis ont salué l’arrivée en Haïti de troupes supplémentaires de la Force de répression des gangs (FRG), venues renforcer les capacités des forces de sécurité haïtiennes ainsi que celles du Bureau d’appui des Nations unies en Haïti (BANUH). Cette mission bénéficie notamment de l’appui du Représentant spécial Jack Christofides et de la Sous-Secrétaire générale Daniela Kroslak.
Selon Washington, ce déploiement vise à intensifier la lutte contre les groupes armés qualifiés de terroristes, tout en contribuant au rétablissement de la sécurité et de la stabilité dans le pays.
Sur le terrain, le représentant spécial de la mission est désormais à pied d’œuvre. Jack Christofides est arrivé à Port-au-Prince pour diriger la GSF, une force multinationale déployée à la demande des autorités haïtiennes et autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies dans le cadre de la résolution 2793 adoptée en 2025.
Dans le même temps, une première équipe avancée de militaires tchadiens a été déployée, marquant le lancement effectif du contingent élargi de la mission sur le sol haïtien.
La mission assignée à la GSF est précise : mener des opérations de renseignement ciblées contre les gangs armés, sécuriser les infrastructures critiques et les principaux axes routiers, et assurer la protection des civils, dans le respect des droits humains et de l’État de droit.
Cette force internationale opère en coordination étroite avec le gouvernement haïtien, la Police nationale d’Haïti (PNH) et les Forces armées d’Haïti (FAD’H). Elle travaille également en concertation avec le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), l’équipe pays de l’ONU, le Bureau de soutien des Nations unies en Haïti (UNSOH) et l’Organisation des États américains (OEA).
Au total, 5 500 militaires issus d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et des Caraïbes doivent être progressivement déployés entre avril et octobre 2026, dans ce qui s’annonce comme l’une des plus importantes opérations internationales de sécurité en Haïti ces dernières années.
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