Dans une lettre ouverte, Me Jennifer Surfin a vivement interpellé le magistrat Garry Paul Angrand, également président de la Cour d’appel du Cap-Haïtien, au sujet de son implication dans des questions liées au barreau de Ouanaminthe.
Selon l’avocate, le fait pour un juge d’intervenir dans la création ou le fonctionnement d’un barreau constitue une ingérence inacceptable. Elle rappelle que le principe de séparation entre la magistrature et l’ordre des avocats doit être strictement respecté.
Me Surfin souligne que le magistrat, en tant que son ancien professeur, devrait incarner et défendre les valeurs qu’il a transmises. Elle estime que sa démarche actuelle est en contradiction avec ces principes, notamment en ce qui concerne l’indépendance des institutions judiciaires.
Dans sa correspondance, l’avocate invite le magistrat à adopter une posture plus appropriée à son rang, en jouant le rôle de médiateur entre les parties en conflit. Elle insiste sur la nécessité pour lui de rester neutre, sans prendre position en faveur de l’un ou l’autre groupe.
Me Surfin considère également que toute plainte déposée par le magistrat auprès du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) serait « nulle et sans effet », arguant que cette institution n’a pas compétence pour intervenir dans les affaires internes du barreau. Elle qualifie cette initiative d’ingérence et d’abus de pouvoir.
Dans un contexte où les institutions du pays sont déjà fragilisées, elle estime que de telles actions ne font qu’affaiblir davantage la justice locale.
En conclusion, Me Jennifer Surfin réaffirme son engagement en faveur d’un barreau uni, ouvert et indépendant. Elle condamne avec fermeté toute forme d’ingérence et d’abus de pouvoir dans le fonctionnement de la profession d’avocat.
À noter que cette lettre a également été adressée au président du CSPJ.
ExplosionInfo Médias Actualités
Hervé Delima

