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Ouanaminthe, Nord-Est : mort tragique de “Ti Okap” après des violences présumées, l’abandon des migrants haïtiens dénoncé.

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Écrit par: Villardouin CERSINE Journaliste d'investigation 
E-mail: cersine09@gmail.com 



Alors qu’il survivait depuis plusieurs semaines dans la rue, sans assistance médicale ni soutien institutionnel, un migrant haïtien connu sous le nom de “Ti Okap” ou “El Flaco” est décédé à Ouanaminthe après avoir subi de présumées violences. La Plateforme Genre du Nord-Est dénonce un drame révélateur d’une grave crise humanitaire à la frontière haïtiano-dominicaine et exige une enquête indépendante ainsi que des mesures urgentes pour protéger les migrants vulnérables.



Ouanaminthe (Haïti) — La Plateforme Genre du Nord-Est (PGNE) a dénoncé, dans une note de plaidoyer publiée ce dimanche 3 mai 2026, la mort d’un migrant haïtien surnommé « Ti Okap » ou « El Flaco », décédé dans des circonstances jugées « inhumaines » dans la commune frontalière de Ouanaminthe.

Selon plusieurs témoignages recueillis auprès de migrants présents sur place, l’homme vivait depuis plus d’un mois dans une situation d’extrême précarité. Il dormait dans des galeries et espaces publics, notamment aux abords du marché frontalier et dans la zone de Polifront, sans accès à une aide sociale, médicale ou institutionnelle.

D’après ces mêmes témoignages, la victime aurait subi pendant plusieurs jours des violences répétées. Des coups auraient notamment été portés à la tête, à l’abdomen et au thorax. Privé de soins médicaux et de ressources financières, son état de santé se serait progressivement détérioré jusqu’à entraîner sa mort.

Toujours selon la PGNE, son corps aurait été récupéré par les autorités municipales dans des conditions précaires, sans qu’aucune prise en charge médicale préalable n’ait été mise en place.

Dans son communiqué, l’organisation condamne fermement les violences présumées exercées contre des migrants vulnérables, notamment par des agents identifiés comme appartenant à Polifront. Elle dénonce également l’absence de structures d’accueil pour les migrants expulsés ou déportés à la frontière ainsi que le manque de coordination entre les institutions publiques concernées.

Pour la PGNE, ce décès illustre une crise plus large touchant les migrants haïtiens en situation de grande vulnérabilité.
 « Ce drame n’est pas un cas isolé, mais le reflet d’une crise structurelle de gestion migratoire et de protection sociale », souligne l’organisation.

Face à cette situation, la plateforme appelle les autorités haïtiennes à organiser en urgence une réunion interinstitutionnelle impliquant notamment l’Office national de la migration (ONM), l’Institut du bien-être social et de recherches (IBESR), la Police nationale d’Haïti (PNH), les autorités municipales ainsi que le ministère des Affaires sociales.

L’organisation réclame également la mise en place de centres d’accueil temporaires pour les migrants déportés, l’ouverture d’une enquête indépendante sur les accusations de violences et le renforcement des mécanismes de protection pour les personnes vivant dans la rue.

La PGNE exhorte enfin les autorités à agir rapidement afin d’éviter de nouveaux drames à la frontière.

« La vie de chaque citoyen compte », conclut l’organisation.

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