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La PGNE clôture son projet d’autonomisation des femmes et renouvelle son comité dans le Nord-Es

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Ecrit par: Villardouin CERSINE Journaliste d'investigation 
E-mail: cersine09@gmail.com 


À Ouanaminthe, la Plateforme Genre du Nord-Est (PGNE) a clôturé, mercredi 16 septembre 2026, son projet « Réinventer l’Espoir et la Dignité », consacré à l’accompagnement des femmes victimes de violences basées sur le genre, des migrantes et des personnes vulnérables. La journée a également été marquée par l’Assemblée générale de l’organisation, au cours de laquelle les membres ont procédé au renouvellement du comité de coordination. Me Jésula Blanc a été reconduite à la coordination avec 91 voix, sans candidature concurrente.


La Plateforme Genre du Nord-Est (PGNE) a organisé, mercredi 16 septembre 2026, un atelier de capitalisation marquant la clôture du projet « Réinventer l’Espoir et la Dignité : Projet intégré d’autonomisation des femmes victimes de violences basées sur le genre (VBG), des migrantes et des enfants déportés pour un avenir digne ». La rencontre, organisée à Ouanaminthe, a permis de dresser le bilan d’une année d’activités et de présenter les principaux résultats obtenus.

L’atelier visait notamment à comparer les objectifs fixés aux réalisations, à identifier les écarts, à tirer les enseignements de la mise en œuvre et à réfléchir aux mécanismes susceptibles de garantir la pérennisation des acquis. La présentation des résultats a été assurée par Nahum Charles, consultant en suivi-évaluation.

Le projet avait pour principales ambitions d’accompagner 3 000 migrantes et 2 000 survivantes de violences basées sur le genre, de renforcer l’autonomie d’au moins 85 femmes, dont 50 déplacées internes, à travers l’entrepreneuriat et des activités génératrices de revenus, ainsi que de former au moins 200 leaders féminins engagés dans la prévention et la lutte contre les VBG.

Sur le volet migratoire, 4 078 personnes ont bénéficié d’un accompagnement, soit 135,9 % de la cible initialement fixée. En matière de prise en charge des violences basées sur le genre, la PGNE fait état de 1 692 cas accompagnés, correspondant à 84,6 % de l’objectif prévu. Par ailleurs, 357 leaders féminins ont reçu des formations dans différents domaines, notamment l’entrepreneuriat, les VBG, l’assistance humanitaire, la mobilisation des ressources et la gestion des partenariats, soit 178,5 % de la cible.

L’autonomisation économique figure également parmi les résultats mis en avant. Le projet a permis de renforcer les capacités entrepreneuriales de 89 femmes et de fournir à chacune une activité génératrice de revenus, dépassant ainsi la cible de 85 bénéficiaires, pour un taux de réalisation de 104,7 %. Le programme a également contribué à la création de huit MISO-MITAN dans le Nord-Est, destinées à faciliter l’accès des femmes au crédit et à soutenir leur autonomie financière. Cette initiative s’est appuyée sur un diagnostic réalisé auprès de 126 MUSO réparties dans onze zones du département.

Réélue à la coordination de la PGNE avec 91 voix, sans candidat face à elle, Me Jésula Blanc est intervenue à distance, par visioconférence Zoom, lors de l’Assemblée générale tenue mercredi à Ouanaminthe. Dans son message adressé aux membres de la plateforme, la nouvelle coordonnatrice a appelé ces derniers à rester forts, unis et à faire preuve d’intelligence face aux défis auxquels l’organisation pourrait être confrontée.

Me Jésula Blanc a également souligné l’importance de l’Assemblée générale dans la vie d’une organisation. Selon elle, consacrer une journée à une telle rencontre ne doit pas être considéré comme une journée perdue, mais plutôt comme une occasion de se retrouver, d’échanger, de faire le bilan du travail réalisé et de réfléchir collectivement aux prochaines étapes de l’action de la plateforme.

La coordonnatrice a par ailleurs encouragé les membres de la PGNE à maintenir une dynamique de collaboration et à renforcer la communication au sein de l’organisation. Elle a insisté sur la nécessité d’une communication constante afin de faciliter la coordination des initiatives, de renforcer les liens entre les membres et de contribuer au bon fonctionnement de la plateforme.

Malgré son absence physique à l’Assemblée générale, Me Jésula Blanc a ainsi renouvelé son appel à la cohésion, à l’engagement et à la responsabilité collective. Sa participation par Zoom lui a permis de rester en contact avec les membres et de leur transmettre directement ses orientations pour la poursuite du travail de la PGNE.

Parmi les autres acquis présentés figure la structuration des huit MISO-MITAN, issues du processus de réseautage des 126 MUSO recensées dans le département. Ces structures ont bénéficié de matériels et d’équipements, d’outils de gestion, de formations et d’un accompagnement destiné à favoriser leur opérationnalisation et leur pérennisation. Elles sont appelées à constituer un mécanisme communautaire susceptible de soutenir l’accès au crédit et l’autonomie économique des femmes après la fin du financement du projet.

L’atelier de capitalisation a également permis de dégager plusieurs enseignements, notamment l’importance d’un accompagnement intégré des femmes et des survivantes de VBG, associant protection, autonomisation économique et soutien psychosocial. Le renforcement des capacités des leaders féminins, les mécanismes communautaires de solidarité et l’accès au crédit ont également été identifiés comme des leviers importants, tandis que la pérennisation des acquis apparaît comme l’un des principaux défis à relever après la clôture du projet.

À l’issue de cette année de mise en œuvre, la PGNE présente un bilan marqué par le dépassement de plusieurs cibles, notamment dans l’accompagnement des migrants, la formation des leaders féminins et l’autonomisation économique des femmes. 

La plateforme a exprimé sa reconnaissance à ONU Femmes et au Women’s Peace & Humanitarian Fund (WPHF) pour leur appui financier et leur confiance, ainsi qu’aux partenaires, équipes, organisations communautaires, leaders et bénéficiaires ayant contribué à la réalisation du programme. 

Au-delà des chiffres, la PGNE affirme vouloir préserver les acquis de « Réinventer l’Espoir et la Dignité » afin de permettre aux femmes et aux personnes vulnérables accompagnées de poursuivre leur chemin vers davantage de dignité, de solidarité et d’autonomie.


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