Par: Villardouin CERSINE; Journaliste d'investigation
E-mail : cersine09@gmail.com
Dans un contexte de crise politique et sociale profonde, le Congrès National de Ouanaminthe, fort du soutien de la diaspora et de la jeunesse haïtienne, lance un appel vibrant à la démission du Conseil Présidentiel de Transition (CPT). L'organisation propose une alternative audacieuse : confier la présidence à un juge intègre de la Cour de Cassation et nommer un Premier ministre issu d'un large consensus. Cette proposition vise à instaurer un gouvernement de transition capable de lutter contre l'insécurité, la corruption endémique, et de jeter les bases d'élections crédibles et inclusives. Le Congrès National de Ouanaminthe dénonce l'échec de l'Accord du 3 avril, qui a créé le CPT, et appelle à une mobilisation générale pour sortir Haïti de l'impasse actuelle, où les gangs exercent une influence néfaste sur la vie quotidienne et l'avenir du pays.
Ouanaminthe Nord-Est, ce mercredi 30 juillet 2025‐----Dans une interview accordée au journal ExplosionInfo ce mardi 29 juillet 2025, l'ancien sénateur du Nord-Est, Amos André, président du Congrès national de Ouanaminthe, a déclaré qu'il est impératif que le Conseil présidentiel de transition démissionne en bloc, afin d'obtenir un juge à la Cour de cassation qui soit intègre et un Premier ministre issu d'un large consensus, pour sortir Haïti de la situation actuelle.
Le président du Congrès national de Ouanaminthe a précisé qu'il est nécessaire de lutter contre l'insécurité à l'intérieur du pays et de changer ce système basé sur la corruption, afin d'organiser de bonnes élections dans le pays et de renouveler le personnel politique.
"Le pays ne peut pas rester ainsi sous le contrôle des gangs. Il faut des hommes et des femmes sérieux pour prendre le pouvoir et mettre Haïti sur la voie du changement", a ajouté l'ancien sénateur Amos André.
Les dirigeants du Congrès national de Ouanaminthe continuent de plaider pour qu’un juge à la Cour de cassation prenne la présidence d’Haïti en remplacement du Conseil présidentiel de transition, qu'ils considèrent comme ayant échoué.
"Ils ont déclaré que l'accord du 3 avril qui a créé le KPT a échoué et n'existe plus. C'est vers la Cour de cassation que nous devons nous tourner", a déclaré Mme Elizabeth Jeanty.
Elizabeth Jeanty, membre de la diaspora au Congrès national de Ouanaminthe, a affirmé que si un juge à la Cour de cassation était nommé, les ressources du pays ne seraient pas gaspillées et de bonnes élections pourraient être organisées.
Mme Elizabeth Jeanty a précisé que la raison pour laquelle ils souhaitent un juge à la Cour de cassation est pour lutter contre l'insécurité, afin que tous les enfants puissent aller à l'école et que les citoyens puissent échapper à leurs occupations, permettant ainsi à Haïti de redémarrer sur le plan économique.
La jeune activiste Francesse BAPTISMÉ, représentante de la jeunesse au Congrès national de Ouanaminthe, a exprimé que la jeunesse demande un président à la Cour de cassation et un Premier ministre de consensus, tout en soulignant que l'accord du 3 avril qui a créé le KPT a expiré.
Mme Francesse BAPTISMÉ a déclaré que ce gouvernement et tout le KPT doivent démissionner car ils ont échoué sur tous les fronts. Le pays ne peut plus continuer ainsi ; la jeunesse doit se lever pour dire non à cette forme de gouvernance. Il doit y avoir un nouveau leadership au sein du pays.
Mme Francesse BAPTISMÉ a précisé que la jeunesse représente plus de 60 % de la population ; ce sont eux qui sont victimes et c'est nous qui continuons à être victimes. Nous devons nous lever et ne pas laisser un petit groupe sans intérêt décider du sort du pays.
Les membres du Congrès national de Ouanaminthe insistent sur l'importance d'une mobilisation collective pour faire entendre leur voix. Ils appellent à une unité nationale transcendant les clivages politiques traditionnels. "Il est temps que toutes les forces vives du pays se rassemblent autour d'un objectif commun : redresser Haïti", a déclaré Amos André. Selon lui, seul un front uni pourra faire pression sur les acteurs politiques pour instaurer un changement significatif.
La montée en puissance des jeunes leaders comme Francesse Baptisé témoigne d'un changement générationnel dans la lutte pour la justice sociale en Haïti. Ces jeunes militants utilisent les réseaux sociaux pour mobiliser leurs pairs et sensibiliser la communauté internationale à la crise haïtienne. "Nous avons le pouvoir de changer les choses", affirme Baptisé. "Il est temps que notre génération prenne les rênes du pays." Cette nouvelle dynamique pourrait représenter une opportunité unique pour redynamiser le paysage politique haïtien.
La diaspora haïtienne joue également un rôle crucial dans cette quête de changement. Les membres de la diaspora, comme Elizabeth Jeanty, apportent non seulement des ressources financières mais aussi des idées novatrices pour le développement du pays. "Nous sommes déterminés à contribuer au changement en Haïti, même depuis l'étranger", a-t-elle déclaré. La diaspora pourrait servir de pont entre les différentes factions politiques et faciliter le dialogue nécessaire pour établir un consensus durable.
En somme, alors qu'Haïti fait face à une crise sans précédent, les appels au changement résonnent avec force. La nécessité d'un leadership transparent et responsable n'a jamais été aussi pressante. Le moment est venu pour le peuple haïtien, en particulier sa jeunesse dynamique et engagée, de se lever et d'exiger un avenir meilleur pour leur nation.
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