Joseph Lambert prône l’apaisement et appelle à des élections pour sortir Haïti de l’impasse. - ExplosionInfo

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Joseph Lambert prône l’apaisement et appelle à des élections pour sortir Haïti de l’impasse.

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Écrit par : Villardouin CERSINE Journaliste d'investigation 
E-mail : cersine09@gmail.com 



Alors que le pays s’enfonce dans une spirale d’insécurité, de crise institutionnelle et d’effondrement économique, l’ex-président du Sénat Joseph Lambert tente de se repositionner en artisan de stabilité et médiateur politique, tout en rejetant les sanctions canadiennes et américaines qu’il juge infondées, une posture qui soulève de vives questions sur la responsabilité des élites haïtiennes dans la crise actuelle.
Port-au-Prince, 28 novembre 2025 — Invité à l’émission Impasse sur Radio Scoop FM ce vendredi, l’ancien président du Sénat, Joseph Lambert, a livré un discours centré sur l’apaisement et la nécessité d’organiser des élections pour ramener de la stabilité dans un pays miné par l’incertitude politique.

Dès le début de son intervention, le parlementaire a tenu à se démarquer de toute logique de confrontation. « Je ne viens pas régler des comptes. Je veux continuer à travailler pour stabiliser le pays », a-t-il déclaré, tout en réaffirmant que les sanctions imposées par le Canada et les États-Unis « reposaient sur des faits faux ». Lambert a assuré ne nourrir « aucune rancœur », insistant que la priorité est désormais la reconstruction politique d’Haïti.

L’ex-président du Sénat a mis en garde contre toute tentative de déstabilisation, estimant que le pays ne peut se permettre un nouveau bouleversement institutionnel. « Je choisis l’apaisement et la continuité de l’État. Renverser le gouvernement aujourd’hui serait une folie politique », a-t-il averti. Selon lui, la classe politique doit se concentrer sur l’organisation des prochaines échéances électorales : « L’heure n’est plus aux crises, l’heure est aux élections. »

Se présentant comme un acteur de compromis, Lambert affirme vouloir jouer un rôle de médiateur. « Je veux être un pont, pas un problème », a-t-il lancé, appelant à faire du 7 février — date symbolique des transitions politiques en Haïti — un moment de « renaissance institutionnelle ».

Élargissant son propos à la scène internationale, le sénateur a insisté sur la nécessité d’une diplomatie plus active et d’une gouvernance fondée sur la stabilité. « Haïti a besoin d’un leadership serein, d’un esprit de médiation et d’une vision », a-t-il résumé.

En conclusion, Joseph Lambert a réaffirmé sa ligne politique : « Aujourd’hui je choisis la paix, je choisis l’État, je choisis la nation. » Reste à savoir si son message trouvera un écho dans une société épuisée par les crises successives et souvent méfiante envers sa classe dirigeante.


Mais tandis que Joseph Lambert tente de se poser en artisan de paix, les sanctions imposées par le Canada et les États-Unis rappellent qu’une partie de la communauté internationale le considère comme un acteur du problème plutôt que de la solution. Et pendant que les politiciens haïtiens dénoncent ces mesures ou s’en défendent, le pays, lui, continue de payer le prix fort : gangs omniprésents, économie exsangue, institutions fragilisées. Une réalité qui révèle une vérité amère : si Haïti est en crise, c’est d’abord parce que ceux qui prétendent aujourd’hui l’apaiser ont contribué hier à l’enfoncer dans le chaos qu’ils dénoncent désormais.


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