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Entre sensibilisation, plaidoyer social, promotion de l’inclusion, rappel des droits humains fondamentaux, mise en lumière des défis persistants, valorisation du potentiel des personnes handicapées et appel national à une Haïti véritablement accessible, la FONHARE mobilise Ouanaminthe pour transformer le 3 décembre en un espace d’engagement citoyen, d’action communautaire et de réflexion sur l’avenir du handicap dans le pays.
Ouanaminthe, Nord-Est – Mercredi 3 décembre 2025.Instituée par la résolution 47/3 du 14 octobre 1992 de l’Assemblée générale des Nations unies, la Journée internationale des personnes handicapées vise chaque 3 décembre à encourager réflexion, sensibilisation et mobilisation autour des droits et conditions de vie des personnes vivant avec un handicap. En Haïti, cette journée demeure un moment d’engagement citoyen plutôt qu’une simple célébration.
À Ouanaminthe, la Fondation Haïtienne de Réadaptation (FONHARE) a marqué l’événement par un défilé et un match de football inclusif. Selon l’institution, ces activités visent à honorer les personnes handicapées, à valoriser leurs capacités et à rappeler qu’elles méritent la même considération et la même inclusion que tout autre membre de la société.
Interrogé par le journal ExplosionInfo, Ilinx Seldon, directeur des opérations de la FONHARE, a expliqué que l’initiative répond à une nécessité : montrer que les personnes handicapées « font partie intégrante de la société et possèdent des droits et des devoirs, même en situation de mobilité réduite ».
M. Seldon a rappelé que la mission de la FONHARE consiste à offrir des services de réadaptation et de rééducation de qualité, adaptés à tout type de handicap, afin de favoriser une prise en charge complète orientée vers l’inclusion. Il a souligné l’importance d’innovations, d’un personnel qualifié et d’un environnement adapté pour atteindre ces objectifs. L’institution développe également des programmes de prévention du handicap dans une approche éthique et centrée sur la personne.
Malgré ces efforts, le directeur des opérations estime que beaucoup reste à accomplir pour parvenir à une inclusion réelle en Haïti. « On ne peut pas parler de droits humains, de développement durable, de paix ou de sécurité sans intégrer pleinement les personnes handicapées », a-t-il insisté.
Il a également évoqué plusieurs obstacles majeurs : manque d’accès à la justice, à un emploi décent, à l’éducation ou aux soins de santé, notamment en zones rurales ; faible participation à la vie publique ; stéréotypes persistants ; discriminations ; violences et pratiques préjudiciables. Face à cette réalité, il appelle à une coopération nationale pour « ne laisser personne de côté ».
Le numéro deux de la FONHARE a enfin plaidé pour l’inclusion systématique des personnes handicapées dans tous les processus de communication et de décision. « Le handicap ne devrait pas être perçu comme un problème, mais comme une opportunité de faire autrement », a-t-il affirmé, invitant la société à repenser ses pratiques.
Il conclut en appelant à « une Haïti libre, sécure, prospère, accessible et inclusive ».
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