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Des accusations graves visant l’ancien ambassadeur Smith Augustin et des zones d’ombre autour du rôle de Claude Joseph relancent le débat sur les complicités internes dans le crime du 7 juillet 2021, plongeant à nouveau Haïti dans l’émoi et la controverse politique.
Port-au-Prince, ce jeudi 20 fevrier 2026---Le politologue Sauveur Pierre Étienne a fait des révélations choc sur les ondes de Radio Métropole concernant l’assassinat du président Jovenel Moïse. Selon lui, l’ancien ambassadeur d’Haïti en République dominicaine, Smith Augustin, aurait délivré les visas d’entrée aux mercenaires colombiens impliqués dans le meurtre du chef de l’État. Ces déclarations, qu’il affirme appuyer par des preuves, ravivent les tensions autour de ce dossier encore marqué par de nombreuses interrogations.
D’après Sauveur Pierre Étienne, son analyse des faits l’a conduit à établir un lien troublant entre ces supposées délivrances de visas et certaines prises de position officielles intervenues après le drame. Il soutient que cette piste permettrait de mieux comprendre certaines réactions politiques enregistrées dans les heures ayant suivi l’assassinat.
Le politologue évoque notamment le rôle de Claude Joseph, alors Premier ministre a.i. et ministre des Affaires étrangères, qui avait appuyé la nomination de Smith Augustin. Il rappelle qu’après la mort du président, Claude Joseph avait déclaré à la radio que « tout est sous contrôle ». Pour Sauveur Pierre Étienne, cette affirmation prend aujourd’hui une dimension particulière à la lumière des éléments qu’il avance.
Par ailleurs, le politologue estime que le président Jovenel Moïse aurait fait preuve de naïveté, évoquant son intervention sur Radio Métropole la semaine précédente. Selon lui, certains signaux n’auraient pas été interprétés à temps, laissant le champ libre à ceux qui préparaient l’attaque.
Pour mémoire, le président Jovenel Moïse a été assassiné dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, à son domicile privé en Haïti. Un commando armé, composé notamment d’anciens militaires colombiens, est accusé d’avoir mené l’opération. Plus de quatre ans après les faits, les zones d’ombre persistent et les révélations continuent d’alimenter le débat national autour de ce drame historique.
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