E-mail : cersine09@gmail.com
Dans une interview accordée au journal ExplosionInfo le mardi 17 février 2026, Me Gaston ÉTIENNE, Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Nord-Est, dresse un réquisitoire sévère contre le fonctionnement du système judiciaire départemental. Il évoque une institution fragilisée par le manque criant de moyens, des interférences politiques présumées, des violations de procédure et des pressions exercées sur des acteurs judiciaires, dans le cadre notamment de l’arrestation controversée de Michèle Adrien.
Ouanaminthe, Nord-Est, ce mardi 17 février 2026-----« Nous vous rappelons que les autorités judiciaires et la police ont procédé à l’arrestation du pasteur Moïse Joseph et de Mme Michèle Adrien, épouse du bâtonnier de l’Ordre des avocats de Fort-Liberté, dans la matinée du jeudi 25 septembre 2025, dans le cadre de l'assassinat de Maître Albert Joseph. » Dans une interview sans détour, Me Gaston ÉTIENNE, Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Nord-Est, affirme que « la justice dans le département du Nord-Est est aujourd’hui gravement dysfonctionnelle.
Abordant le dossier de Mme Michèle Adrien, le Bâtonnier soutient que son arrestation serait intervenue « sans aucun indice sérieux », rappelant que le Commissaire du Gouvernement Charles Édouard Durand aurait lui-même confirmé l’absence d’éléments probants. Selon lui, le premier juge d’instruction, Dudier Desravinnes, aurait abandonné le dossier, estimant celui-ci « commandité par des puissances influentes » et affirmant avoir reçu des menaces de mort, une situation relayée dans la presse par une vidéo devenue virale.
Dans quelles conditions fonctionne aujourd’hui la justice dans le département du Nord-Est ? Pourquoi
Me Gaston ÉTIENNE parle-t-il d’une justice « vendue au plus offrant » ? Comment expliquer qu’un seul juge d’instruction soit chargé de tous les dossiers dans un département confronté à une pénurie totale de moyens matériels ? À ces interrogations, le Bâtonnier répond en dénonçant une institution affaiblie par l’absence d’ordinateurs, de machines et même de fournitures de base, compromettant ainsi le bon déroulement des procédures judiciaires.
Abordant le dossier de Mme Michèle Adrien, le Bâtonnier soutient que son arrestation serait intervenue « sans aucun indice sérieux », rappelant que le Commissaire du Gouvernement aurait lui-même confirmé l’absence d’éléments probants. Selon lui, le premier juge d’instruction aurait abandonné le dossier, estimant celui-ci commandité par des intérêts puissants et affirmant avoir reçu des menaces de mort.
Comment justifier l’ouverture d’un dossier sans plainte formelle ? Pourquoi les parents de la victime, auditionnés au cabinet d’instruction, refusent-ils catégoriquement de signer une plainte contre Mme Michèle Adrien ? Que signifie leur déclaration selon laquelle ils ne sont au courant de rien ?
Me Gaston ÉTIENNE souligne qu’aucune plainte n’existe dans ce dossier et que les proches de la victime auraient clairement exprimé leur refus d’engager des poursuites contre la dame concernée.
Le Bâtonnier indique par ailleurs que les parents de la victime ont diffusé un message audio dans lequel ils soutiennent que Mme Adrien « n’a rien à voir avec le meurtre ». Selon eux, elle serait au contraire une bienfaitrice de la famille depuis plus de vingt ans et, si elle avait eu connaissance d’un quelconque complot, elle aurait tout mis en œuvre pour l’empêcher.
Évoquant la situation personnelle de l’accusée, Me ÉTIENNE rappelle que Mme Michèle Adrien souffre d’un cancer à un stade avancé. Il cite également des déclarations attribuées au Commissaire du Gouvernement Durand dans le journal Ayibopost, selon lesquelles « aucun indice » ne relierait Mme Adrien aux faits reprochés.
Le Bâtonnier indique également que les parents de la victime ont diffusé un message audio affirmant que Mme Adrien n’a aucun lien avec le meurtre. Ils la présentent comme une bienfaitrice de la famille depuis plus de vingt ans, estimant qu’elle aurait tout fait pour empêcher un quelconque complot si elle en avait eu connaissance.
Quel est l’état de santé actuel de Mme Michèle Adrien et peut-il justifier un traitement judiciaire particulier ? Pourquoi, malgré son cancer à un stade avancé, reste-t-elle au cœur de la procédure ? Le Commissaire du Gouvernement a-t-il réellement déclaré dans la presse qu’aucun indice ne pèse contre elle ?
Me Gaston ÉTIENNE rappelle que Mme Adrien est gravement malade et cite des déclarations attribuées au Commissaire du Gouvernement affirmant l’absence d’éléments à charge. Il cite également des déclarations attribuées au Commissaire du Gouvernement Charles Édouard Durand dans le journal Ayibopost, selon lesquelles « aucun indice » ne relierait Mme Adrien aux faits reprochés.
Pourquoi le pasteur Moïse, accusé d’avoir proféré des menaces publiques, a-t-il été libéré alors que Mme Michèle Adrien demeure inquiétée ? Existe-t-il un traitement différencié entre les protagonistes de cette affaire ? Cette arrestation est-elle motivée par des considérations politiques ?
Le Bâtonnier évoque des interventions médiatiques du doyen du tribunal malgré le principe du secret de l’instruction, dénonce le dessaisissement partiel du juge qu’il juge juridiquement infondé, parle d’une arrestation opérée au cabinet de son époux — qu’il qualifie de violation du cabinet d’avocat — et affirme qu’un informateur de la police aurait été torturé pour fournir de faux témoignages.
Enfin, Me Gaston ÉTIENNE estime que l’arrestation de Mme Adrien revêt un caractère politique. Il met en cause le doyen du tribunal première instance de Fort-Liberté Louicius Brenord, qu’il accuse d’interventions répétées dans la presse au sujet d’un dossier en instruction, en violation du principe du secret de l’instruction. Il affirme également que le juge d’instruction, bien que dessaisi, aurait continué à intervenir partiellement dans le dossier, ce qu’il qualifie « d’absurdité juridique ». Il dénonce en outre l’arrestation de Mme Adrien au cabinet de son époux, lui-même bâtonnier, y voyant une violation du cabinet d’avocat, et affirme qu’un informateur de la police, Rude Raphael, aurait été torturé afin de fournir de faux témoignages.
ExplosionInfo Médias Actualités

