À travers le projet « Fanm Lidè », financé par le Fonds de consolidation de la paix de l'ONU via Christian Aid, l'Association des Femmes Solidaires pour le Développement du Nord-Est engage un dialogue crucial de trois mois entre la Police nationale d’Haïti, des experts en psychologie et les leaders locaux pour restaurer la confiance mutuelle et lutter contre l'insécurité grandissante.
En Haïti, la quête de la stabilité et de la paix communautaire passe de plus en plus par l’engagement des organisations de la société civile. Dans le département du Nord-Est, l’Association des Femmes Solidaires pour le Développement du Nord-Est (AFSODNE) vient de franchir une étape significative en organisant une journée de formation stratégique, axée sur les défis sécuritaires locaux.
C’est dans le cadre solennel de la salle de conférence de la Direction départementale de la Police nationale d’Haïti (PNH) à Fort-Liberté que s’est déroulée cette rencontre. Le choix de ce lieu symbolique traduit la volonté des organisateurs de jeter un pont direct entre les forces de l'ordre et les structures associatives de la région.
Cette initiative citoyenne s'inscrit pleinement dans le cadre du projet ambitieux baptisé « Fanm Lidè Kap Lite pou gen aksè ak lapè ak Latè » (Femmes leaders qui luttent pour l'accès à la paix et à la terre). Pour cette session spécifique, les réflexions ont été portées par un thème central et d'actualité : « Renforcer la résilience communautaire et la sécurité citoyenne à Fort-Liberté ».
Les assises ont été officiellement lancées et présidées par Me Marline Jacques, coordonnatrice de l’AFSODNE. Devant une assistance attentive, la responsable a rappelé l'urgence d'une synergie d'actions pour redonner aux citoyens les outils nécessaires face aux dynamiques de violence qui fragilisent le tissu social haïtien.
Pour nourrir les débats, l’association a fait appel à deux experts aux profils complémentaires. Le premier intervenant, le commissaire de police Jean Ronald Lusier, a longuement développé le rôle pivot que doit jouer la Police nationale dans le renforcement de la résilience communautaire et la promotion active de la sécurité de proximité.
Le second volet de la formation, davantage axé sur la dimension humaine et sociale, a été animé par le psychologue Frantzy Genard.
Ce dernier a captivé l'auditoire en abordant l'importance cruciale de la confiance mutuelle, un élément qu'il juge indispensable pour développer des mécanismes de défense collectifs face au traumatisme de l’insécurité.
Ce programme, d’une durée globale de trois mois, bénéficie du soutien financier du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF) par l'intermédiaire de l'ONG internationale Christian Aid. Si les organisateurs ont choisi de ne pas divulguer l'enveloppe budgétaire exacte allouée à cette phase, l'impact attendu sur le terrain reste la priorité absolue de l'AFSODNE.
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